🟣 Ce dimanche 28 juin s’est tenue à Bruxelles la Pride radicale, organisée par l’assemblée générale Queer Antifasciste.
Depuis de nombreuses années, la Pride organisée par la Ville de Bruxelles est critiquée par une partie du mouvement LGBTQIA+, qui dénonce sa transformation progressive en vitrine institutionnelle au service des entreprises et des partis politiques, accusés de pinkwashing.
« Aujourd’hui, la marche doit maintenir une exigence de radicalité, en refusant que le mouvement soit récupéré uniquement par une frange privilégiée et blanche de la communauté, et pire encore, par des mouvances homonationalistes, qu’elles soient de droite ou d’une gauche molle.
Nous n’accepterons jamais d’être le faire-valoir de politiques racistes, impérialistes, classistes, validistes, toxiques, LGBTphobes ou transphobes.
La lutte révolutionnaire doit être pensée de manière à défendre toutes les minorités, toutes les personnes qui galèrent et qui crèvent sous ce climat politique nauséabond. »
Derrière cette mobilisation se trouve la volonté de se réapproprier un mouvement, une histoire, une lutte et une identité. En effet, la Pride est née des émeutes de Stonewall, en 1969, déclenchées après une descente de police dans un bar fréquenté par des personnes LGBTQIA+ à New York. À l’origine, la Pride était un mouvement de résistance face aux violences policières, aux discriminations et à l’exclusion sociale.
Plus de cinquante ans plus tard, une partie du mouvement estime que cet héritage a été largement vidé de sa substance politique. C’est en réaction à la dépolitisation de la Pride de Bruxelles qu’a eu lieu cette Pride radicale. Le cortège est parti de l’Albertine pour rejoindre le Crazy Circle, un bar lesbien, queer et féministe.
Source: Irruption
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